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📖 Une nouvelle histoire tous les mois

Laisse Nous Entrer


Ce Thread horreur est basé sur un véritable témoignage. Plus d'informations à la fin de l'histoire.



PARTIE 1 : La rencontre


Il était un peu plus de 22 heures quand je suis sorti du cinéma.

La pluie tombait en continu, une bruine fine qui recouvrait les lampadaires d’un halo jaune. Le parking était presque désert, seulement quelques voitures encore allumées, attendant leur propriétaire.


J’étais épuisé, vidé par ma journée. Le film d’Halloween que je venais de voir m’avait au moins permis de souffler un peu. J’ai posé mon gobelet de soda à moitié vide dans le vide-poche, enclenché le contact et laissé le moteur tourner doucement.

Un moment de répit. J’aimais bien ça, ces quelques minutes dans ma voiture avant de rentrer. La sensation d’être dans une bulle, isolé du monde extérieur.


🎧 Vous pouvez aussi suivre l'histoire en audio


J’écoutais la pluie marteler le pare-brise quand j’ai aperçu deux silhouettes au loin.

Des enfants. Un garçon et une fille, je crois. Dix, peut-être douze ans. Ils s’avançaient d’un pas régulier sur le bitume humide, leurs baskets éclaboussant les flaques sans un mot.

Au début, je n’ai rien trouvé d’étrange à leur présence. Le cinéma n’était pas loin, après tout. Des enfants qui attendent leurs parents, ça arrive. Mais plus ils approchaient, plus quelque chose sonnait faux.

Leur démarche.

Je ne sais pas comment l’expliquer … elle était Trop lente, trop… mécanique.

Et puis il n’y plus personne d’autre autour. Pas d’adultes, pas de voitures qui semblaient les attendre. Juste eux.

Ils se sont arrêtés à quelques mètres de ma portière.

Puis, sans prévenir


Toc toc.


J’ai sursauté.

J’ai baissé la vitre, mais pas entièrement. Juste un petit peu.

La fillette s’était approchée, son visage collé contre la vitre, ses yeux baissés comme si elle attendait quelque chose.

D’une voix étrangement posée, elle a dit :

« Monsieur… On a besoin d’aide. Est-ce que vous pouvez nous ramener chez nous svp ? »


Fille flippante du thread horreur à la fenêtre du véhicule

Sa voix était douce.

Je n’ai pas répondu tout de suite. J’avais un mauvais pressentiment, je ne sais pas pourquoi. Malgré leur proximité, je ne voyais que très peu leur visage à cause du peu de lumière environnant. J’ai juste jeté un coup d’œil autour de moi. Le parking était vide. Absolument vide.

Et puis…


Toc toc.


Le garçon s’était approché à son tour. Son visage restait dans l’ombre du lampadaire, mais sa voix a suivi celle de la fillette :

« S’il vous plaît... Laissez-nous rentrer dans votre véhicule Monsieur. Il faut qu’on rentre chez nous. Nos parents vont s’inquiéter. Vous m’avez l’air d’être un brave homme.»


Un frisson m’a traversé l’échine. Quel enfant de cet âge parle comme ça ?. Ses phrases m’ont misent terriblement mal à l’aise.

Un sentiment irrationnel me hurlait de ne surtout pas ouvrir la porte.




PARTIE 2 : Noir


Je fixais la fillette. Elle n’avait pas bougé d’un centimètre.

Son front appuyé contre la vitre, ses lèvres à peine entrouvertes. Elle attendait.

Je m’étais dit que si je regardais de plus près, j’arriverais à me rassurer. Qu’en distinguant mieux son visage, j’allais voir… je ne sais pas… une expression normale.

Alors j’ai penché légèrement la tête, cherchant son regard.

Et c’est là que j’ai vu.

Ses yeux.


Noirs. Entièrement noirs. Pas de pupille, pas de blanc. Juste deux orbites luisantes qui reflétaient la lumière du lampadaire.


Filles aux yeux noirs

Et pourtant… j’étais sûr qu’elles me fixaient.

Mon estomac s’est retourné. J’ai eu cette sensation primitive, animale, qu’on ressent quand un prédateur vous observe.

« Monsieur…» murmura-t-elle.

« Vous devez nous laisser entrer.»


Toc toc.


Je me suis reculé d’instinct, les mains crispées sur le volant.

Et quand j’ai tourné la tête vers le garçon… j’ai compris que ce n’était pas une illusion.

Lui aussi.

Ses yeux étaient noirs. Absolument noirs.

Il m’a souri. Un sourire figé, sans émotion.

Puis, d’une voix calme, presque polie :

« Vous n’avez plus à avoir peur. Tout ira bien… une fois que nous serons entrés.»




PARTIE 3 : La fuite


C’était la phrase de trop. Je n’ai pas réfléchi.

J’ai tourné la clé, appuyé sur l’embrayage et j’ai écrasé l’accélérateur.

Le moteur a rugi, les pneus ont crissé sur le bitume humide.

La voiture a bondi en avant.

Dans mon rétroviseur, les deux silhouettes restaient plantées au milieu du parking, immobiles.

Leurs visages levés vers moi.

Et même dans la pluie, même dans l’obscurité… je voyais leurs yeux.

Noirs. Comme deux trous béants.

Je n’ai pas ralenti. J’ai filé droit, serrant le volant au point d’en avoir mal aux phalanges.

Chaque feu rouge me paraissait durer une éternité.

J'avais peur d’être suivi. Comme si je pouvais les voir à tout moment dans mon rétroviseur ou sur la banquette arrière en me retournant.

D’ailleurs.. Je me suis retourné frénétiquement plusieurs fois, mais... rien.

La banquette arrière était vide.

J’ai soufflé, les mains moites.


Je me suis dit que tout ça n’était qu’un délire, un mauvais rêve alimenté par la fatigue et ce film d’horreur sacrément flippant que je venais de voir. “Jack... quelque chose”, je ne me souviens plus du nom exact.

J’ai allumé la radio pour briser le silence et faire retomber la pression avec une musique ou un fond.

Puis…

La radio a grésillée, comme si elle changeait de fréquence toute seule.

Une voix enfantine a jailli des haut-parleurs. Claire. Distincte :

« Il te suffit de nous laisser entrer.»


C’était quoi ce délire ?


J’ai coupé la radio, le souffle court.

Et je n’ai pas dit un mot jusqu’à ce que j’arrive enfin devant chez moi.




PARTIE 4 : Enfin chez moi


Enfin chez moi.

Je me suis dit que je serais en sécurité, que tout ça resterait dehors, sous la pluie.

J’ai fermé la porte à double tour, posé mes clés sur la table.

J’essayais de me convaincre que je m’étais laissé emporter. Que ces gosses… que leurs yeux… c’était juste la fatigue, mon imagination, un mauvais délire.


Je me suis posé sur le canapé après avoir bien vérifié que toutes les portes et fenêtres étaient fermées afin de faire des recherches sur ces étranges yeux noirs.

Mais j’en ai pas eu le temps.


Toc toc.


Mon sang s’est glacé.

Je me suis levé d’un bond, approché à pas hésitants. J’ai regardé par le judas.

Personne.

Rien d’autre que la rue déserte.

J’ai reculé, le souffle court. Et c’est à ce moment-là que je l’ai vu.

Par la fenêtre du salon.


Deux silhouettes, debout dans la rue, immobiles sous la pluie.

La fillette tenait quelque chose dans sa main. Une lueur verdâtre, vacillante, comme une petite bougie.

Et il se sont rapprochés lentement.


Toc toc.

Les blacke eyed children à la fenêtres

J’ai sursauté. J’ai hurlé sans réfléchir :

« Qu’est-ce que vous voulez à la fin ?! Cassez-vous ! »


Silence.

Puis une voix.

Celle du garçon.

Calme.

Parfaitement posée.

« Je cherche mon père. Il m’a laissé dans les bois. Laissez-nous entrer, je veux le retrouver. »


Je suis resté figé. Cloué sur place.



PARTIE 5 : Enfin chez moi


Je ne pouvais plus bouger.

Chaque fibre de mon corps me hurlait de fuir… mais j’étais paralysé.


Toc toc.

Le bruit venait de la fenêtre du salon cette fois.


Toc toc.

Un autre à la porte de la chambre.


Toc toc.

Un autre dans la cuisine.

Toc toc.

Puis un autre.


Toc toc.

Et encore un.


Toc toc. Toc toc. Toc toc.

Partout.

Toc toc. Toc toc. Toc toc. Toc toc. Toc toc.


Toc toc. Toc toc.

Comme si toutes les parois de mon appartement se mettaient à résonner en même temps.

Toc toc. Toc toc. Toc toc. Toc toc. Toc toc. Toc toc.

Mon regard a glissé vers la fenêtre.

Toc toc. Toc toc.

Ils étaient là. Juste derrière la vitre, leurs visages collés contre le verre.

Toc toc. Toc toc. Toc toc. Toc toc.

La flamme verdâtre brûlait plus fort, éclairant leurs yeux noirs comme deux gouffres béants.

J’ai plaqué mes mains sur mes oreilles.

Toc toc. Toc toc. Toc toc. Toc toc. Toc toc. Toc toc. Toc toc. Toc toc. Toc toc. Toc toc.

« ARRÊTEZ ! Laissez-moi tranquille! » ai-je crié


Toc toc. Toc toc. Toc toc.

La fillette répondit doucement, mais avec insistance :

« Il te suffit de nous laisser entrer.»


Toc toc. Toc toc. Toc toc.

J’ai fermé les yeux. Fort. Trop fort.

Je ne voulais pas voir.

Toc toc. Toc toc. Toc toc. Toc toc. Toc toc. Toc toc.

« Alors entrez… entrez, merde ! »

...

...

...

J'ai entendu le clic du verrou, puis la porte grincer.

Des pas lourd se sont rapprochés.

Puis une voix rauque, qui n'avait rien d'une voix d'enfant, m'a murmuré à l'oreille :

« Merci l'ami, je vais faire comme chez moi... »


Suivi d'un rire gras. Il a ri à gorge déployée.

...

Noir.

...

Tout est devenu...

Noir.





CONCLUSION : Origines - la légende urbaine des black eyed childrens.


L’histoire que vous venez de lire n’est pas née de nulle part.

Elle s’inspire d’une légende urbaine moderne, apparue pour la première fois à la fin des années 90, sur les forums américains.


Le premier témoignage connu est celui de Brian Bethel, journaliste texan, en 1996.

Il raconte avoir été abordé par deux enfants qui voulaient absolument monter dans sa voiture.

Ce n’est qu’après plusieurs minutes qu’il réalisa que leurs yeux étaient entièrement noirs, sans iris ni pupille.

Un détail glaçant qui l’a poussé à prendre la fuite.


Depuis, des dizaines de récits similaires sont apparus :

Des enfants trop polis, parlant d’une voix monocorde, demandant toujours à entrer dans une maison ou dans une voiture…

Et disparaissant mystérieusement lorsqu’on leur refuse... Ou pas.


Certains pensent qu’il ne s’agit que d’un mythe internet, une invention virale amplifiée par la peur collective.

D’autres rapprochent ces témoignages d’histoires beaucoup plus anciennes :

Les changelings du folklore européen, ou encore les revenants qui, comme les vampires, ne peuvent franchir un seuil sans invitation.


Alors, simple rumeur ?

Hallucination collective ?

Ou véritables entités qui rôdent encore dans nos rues, attendant qu’on leur ouvre la porte ?


À vous de décider…

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